Mes lectures

La femme mystifiée, Betty Friedan

Befond, 2019
Document, essai, Amérique, femme, femme américaine, féminisme, maternité, années 60

Résumé: Mère au foyer devenue militante féministe à l’énergie fougueuse, l’Américaine Betty Friedan, morte samedi 4 février, le jour de ses 85 ans, a changé la société en créant dans les années 60 un mouvement qui allait se répandre des Etats-Unis dans une partie du monde. Dans le début des années 60 alors que les bouleversements en profondeur sont déjà à l’oeuvre aux Etats-Unis, notamment dans le domaine racial, son livre, « La femme mystifiée » (The Feminine Mystique) va servir de déclic à l’émancipation des femmes américaines. Betty Friedan identifie, dans son livre publié en 1963, ce qu’elle appelle le « problème qui n’a pas de nom » pour dénoncer la femme soumise aux tâches ménagères, cantonnée dans un rôle d’épouse et de mère.

J’avais déjà entendu parler de ce livre à plusieurs reprises, je connaissais de nom mais n’avais jamais été chercher plus loin, quand j’ai eu la possibilité de le découvrir, je n’ai pas hésité, c’est une lecture vraiment intéressante et informative pour laquelle je remercie chaleureusement les éditions Belfond ainsi que Netgalley.

Ce livre est considéré comme un classique de la littérature féministe, c’est un texte fondateur aux Etats-Unis; dans cet essai, l’auteure nous parle de la condition de la femme américaine dans les années soixante. Elle explique qu’avec la guerre, les femmes avaient avancé dans l’égalité et l’indépendance mais dans les années soixante, elles semblent amorcer un mouvement de recul, de retour vers une position inférieure. Ce texte est extrêmement bien documenté (extraits de magazines, témoignages de femmes, de sociologues, psychanalyse…) peut être même trop parfois car les extraits de magazines et témoignages cités par l’auteure, bien qu’importants et intéressants, apportent aussi quelques longueurs je trouve.

L’auteure se livre à une analyse méthodique de la condition de la femme, elle explique ce qui a pu mener à cette condition: dans les années soixante aux USA, les femmes aspirent au mariage et la vie de famille. Pourtant, ces femmes font des études, elles vont à l’université, mais l’auteure constate que lorsque l’on leur demande ce qu’elles veulent faire des connaissances acquises, le malaise s’installe, elles doivent être éduquée mais l’éducation ne sert qu’à trouver un mari.

Ce malaise ne disparait pas une fois la question de l’avenir écarté, lorsqu’elles ont ce qu’elles désiraient, la parfaite vie de famille auprès d’un gentil mari, elles constateront qu’un sentiment de vide s’est installé. Ce sentiment, ce syndrome propre aux femmes au foyer et cette insatisfaction vont être constatés dans les témoignages et analysés par Betty Friedan.

C’est donc un essai fondateur, percutant et extrêmement documenté, il est long mais ce comprends très bien. J’ai vraiment aimé découvrir ce texte, c’est une très bonne lecture qui m’a appris des choses et fait réfléchir.

Connaissez-vous ? Qu’en avez-vous pensé?
Je vous souhaite de belles lectures 🙂

2 réflexions au sujet de « La femme mystifiée, Betty Friedan »

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