Mes lectures

Ces rêves qu’on piétine, Sébastien Spitzer

Editions de l’observatoire, 2017
305 pages
Roman, historique, 2e Guerre Mondiale, Allemagne, Magda Goebbels,

Berlin est assiégé et Magda, femme la plus puissante du régime, se terre avec les hauts dignitaires de l’Allemagne nazi. Le régime vit ses dernières heures. Pendant ce temps, des centaines de personnes marchent, ils ont survécu jusque là à l’enfer des camps. Parmi eux, se cache une petite fille qui détient des lettres d’un père : Richard Friedlander. Cet homme a été raflé avec les premiers juifs mais aurait pu être sauvé par sa fille, si elle ne s’était pas tue : elle s’appelle Magda Goebbels.

La seconde guerre mondiale n’est pas du tout une période que j’affectionne pour mes lectures, je ne suis vraiment pas attirée par les récit qui se passent à cette époque, j’ai plutôt tendance à les fuir. Cependant, j’ai reçu ce livre dans le cadre du Grand Prix des Lectrices Elle et je me suis donc efforcée de mettre de côté mon appréhension. J’en avais entendu beaucoup de bien mais je suis rentrée dans cette lecture sur la pointe des pieds. C’est pour cette raison que j’adore faire parti du prix Elle car cela me force à sortir de ma zone de confort et découvrir de vraies pépites comme Ces rêves qu’on piétine. Cette lecture a été merveilleuse, riche en émotions, pleine de connaissances et extrêmement bien écrite.

J’ai aimé :

  • l’alternance entre les passages où l’on suit Magda et ceux où l’on suit les prisonniers sortis des camps pour être abattus. Cette alternance nous fait progresser dans le récit, nous entraine et nous donne envie de poursuivre la lecture pour en apprendre plus sur le passage que l’on vient de laisser. On passe avec facilité et fluidité du monde hors des réalités des dirigeants à la cruelle vérité des prisonniers, courageux survivants des camps mais condamnés à la mort.
  • les retours sur le passé de Magda qui arrivent progressivement dans le récit. J’ai aimé reconstituer son histoire, dont je n’avais que peu de souvenirs, au fur et à mesure. Il était vraiment intéressant de voir comment elle a grandit et est devenue la femme qu’elle est : une femme puissante du régime, respectée, qui montre une ambition sans borne et qui est une mère qui ne se préoccupe de ses nombreux enfants que quand cela est nécessaire à l’image du régime. C’est une femme complexe et difficile à cerner.
  • le style vif et percutant de l’auteur qui nous raconte cette histoire très bien documentée, à la fois entrainante et difficile. Certains passages sont très durs à lire, j’ai eu les larmes aux yeux et j’ai souri aussi. J’avais peur pour la petite Ava sans arrêt. J’avais peur d’entrer dans ce récit et de ne pas réussir à poursuivre à cause de sa dureté et du fait que je suis très sensible. Mais cela ne s’est pas produit et j’ai au contraire été emportée dans ce récit magnifique que j’ai adoré. Passé les premiers moments difficiles, j’ai été complètement prise dans l’histoire et je ne pouvais plus lâcher le livre.

C’est un roman bouleversant sur les derniers moments du troisième Reich qui nous fait alterner entre la femme la plus puissante du régime nazi et le cheminement de prisonniers allant vers la mort. C’est une lecture merveilleuse, difficile et passionnante, une très belle découverte pour moi qui ne pensais pas autant aimer ce livre et qui suis au final conquise.

Connaissez-vous ce livre ? Si vous en avez la possibilité, n’hésitez pas à vous plonger dans ce roman.
Je vous souhaite de belles lectures 🙂

7 réflexions au sujet de « Ces rêves qu’on piétine, Sébastien Spitzer »

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s